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… fumer rend vraiment la vie plus belle!
Entrons un peu plus dans le monde fabuleux des Gays!
Fiers de leur être, de leur paraître et surtout de ce qu’ils ont entre les jambes (et j’avoue que parfois il y a de quoi!), les gays aiment à se retrouver dans la communauté, échanger, parler, rire, draguer, s’embrasser, coucher et même se fister…. tout çà entre eux, bien gentillement et en changeant à chaque fois de partenaire. Mais pourquoi ne pas faire cela aussi sous les yeux des autres?
Une chose est sûre, les gays possèdent bien un sixième sens pour se retrouver et se séduire avec leur plus beau regard. Quel gay n’a pas dis à sa meilleure amie, en se baladant avec elle dans la rue: “Laisse tombé chérie, il est pas pour toi celui là, il m’a dévoré des yeux!”. Affabulation, désir personnel, ou vrai sixième sens…. allez savoir. Mais, étant moi même une météorite excentrée de ce monde bital, j’avoue que je crois à l’existence de ce sixième sens qui me permet de draguer certains mecs dans la rue rien que d’un regard!
Mais la perversité GAY ne s’arrête pas là! Car comme si ce radar à bite ne leur suffisait pas, un homme a eu l’idée folle, mais tellement séduisante, de créer une application Iphone pour gays. Un vrai radar gay que ce Grindr qui permet à chacun de savoir, de voir et de situer les gays, ou hétéro très curieux, autours de soi avec en plus la possibilité de savoir à quelle distance ce situe ce bel appolon que l’on a bien envie de plaquer contre un mur du cours Lafayette!
Ha folie sexuelle, quand tu nous tiens. J’avoue posséder cette application sur mon téléphone. Quoi? Moi mentir en disant que ce n’est pas plaisant d’entendre tous ces hommes demander un rencart ou me dire que je suis beau? Certainement pas! Non j’avoue que cela m’aide bien à passer le temps, que j’ai parfois des discussion intéressant avec des hommes, mais que je me rince aussi beaucoup l’oeil… mais franchement qu’elle application tordue!
En tout cas chapeau bas l’artiste Gay qui a osé nous offrir un radar de plus à notre arsenal déjà bien fourni!
PS: C’est quand même nul car pas beaucoup de mecs sur Grindr dans le département.
Alors qu’il y a quelques semaines je me contemplais, comme j’aime tant le faire, nu devant ma glace immense; et que je m’extasiais sur ce corps absolument parfait de musculature inversée et mon imberbitude absolue…. je fis une macabre découverte sur mon anatomie la plus intime: une tache blanche!
Quoi un champignon ose venir conquérir cette partie de mon corps sans même en demander une autorisation à la Mairie Corporelle? Et bien soit, vulgaire dermatophyte, je viendrai à bout de ta fourberie avec tout l’arsenal nécessaire à ta méchanceté.
2 semaines plus tard, quelle ne fut ma surprise de voir que cela m’avait résisté! Et en plus il avait eu le mauvais goût de s’étendre! Et bien soit, petit sporozoaire malfamé, je vais aller voir mon dermatologue préféré et tu verras ce qu’il en est.
Bon la consultation fut un peu étrange, lorsque ce vieux médecin de 75 ans m’a demandé de le suivre dans sa pièce noire afin de m’examiner. Faut dire que baisser son pantalon, dans le noir, dans une salle de bain remplie de cartons et de bordel, ne donne pas très envie. Heureusement, lorsqu’il a allumé sa lampe de Wood, il n’était pas nu lui aussi!
Verdict, ce qui me colonise le corps n’est pas un vulgaire champignon, mais bien un VITILIGO!
Ha horreur, désarroi, peur, déception…. mon corps s’attaque à mes jolis mélanocytes qui font de moi ce beau brun italien dont tout le monde raffole. Et à la place de quoi je vais devenir un homme marbré, défiguré, rayé de bronzage et de grosses plaques blanches sur tout le corps.
Le médecin a bien été aimable en me disant qu’on ne peut prévoir l’évolution de cette maladie et qu’il fallait que je me rassure absolument, ce n’est pas une maladie contagieuse. HA SUPER…… encore heureux que c’est pas une MST gros con.
Alors bien sûr j’ai le bon goût de raconter cela à ma dulcinée, qui soit dit en passant avait bien vu l’invasion commencée lors de nos rapport plus intimes, qui n’a rien trouvé de mieux que de trouver un joli petit surnom maintenant à mon petit oiseau: SOPHIE LA GIRAFE! Et oui il sait être romantique et surtout ne pas blesser un homme à terre. J’avoue quand même que ce rapprochement de mon sexe marbré avec ce jouet mythique me fait quand même bien rire, mais rassurez vous çà restera quand même un jouet pour adulte le mien!
Ben oui je l’avoue cela me fait quand même chié dans le fond de me dire que je vais finir défiguré et que surtout les gens vont maintenant me prendre pour un sale alors que je ne suis que malade. Et puis que dire de tous ces hommes au corps de rêve qui se jettent sur moi maintenant et qui ne voudrons plus de moi quand çà se sera propagé!
La vie est injuste et surtout je déteste mon corps de me faire alors que j’ai toujours tout fait pour l’aimer! Pour la peine je vais me faire circoncire!
C’est là, debout, qu’il tourne mon œil indiscret pour me faire découvrir ce corps sculpté par Raphaël… Et je découvre, non sans surprise mais avec admiration, ce torse imberbe, excitant et fascinant. Un nombril comme découpé parmi ces muscles à l’aide d’une pointe de couteau, et ces muscles dessinés à la perfection comme pour me dire de venir les embrasser…
Il passe sa main sur ce torse comme pour me donner envie de lui, m’appeler à le rejoindre, me dire qu’il me veut. Et je reste hébété de la douceur avec laquelle ces longs doigts peuvent parcourir ces formes si désirables, bougeant aux grès des muscles et des creux de ce corps dont il ne manque plus que quelques gouttes de sueur pour littéralement me faire tourner de l’œil.
Et en avançant une main vers l’instrument de ma vision, il baisse ma curiosité jusqu’à découvrir ce bas de corps à peine pudique. Un joli caleçon rayé cache à peine ce qui répudia Ève. C’est un de ces caleçons dont je ne soupçonnais pas le côté sexy, jusqu’à le voir délicatement posé sur ces hanches sculptées et charmeuses. Il se drape délicatement autours de cette taille, que j’envie, pour venir mettre en valeur ce qui, bien sûr, m’attire le plus chez lui. Et j’ai alors vu se dessiner parfaitement son sexe, dont la course vers le haut, retenue par le peu de résistance que lui accorde ce tissu léger, semble avoir été provoquée par mon regard.
Sa main délicatement excitante continue sa course sur ce corps pour basculer sur ce tissu, comme pour diriger mon regard et me faire encore plus remarquer cette proéminence allumeuse. Son caleçon s’arrête juste à la bonne hauteur pour laisser comprendre que mes doigts coquins pourraient caresser le bout de ce sexe juste par l’ouverture de la jambe, délicatement pour le faire vibrer du contact de ma peau, malicieusement pour récupérer les gouttes d’excitation et les porter à mes lèvres brulantes.
Alors oui j’aurai voulu être là, à genou devant lui, le souffle court, le corps chaud, les lèvres humides, le regard violeur et la voix timide. J’aurai voulu poser ma bouche sur ce tissu fragile et sentir la résistance de son sexe contre mon visage. Et de mes doigts délicats j’aurai baisser ce caleçon pour laisser venir mon pécher mignon dont j’aurai délicieusement profité de ma langue diabolique.
J’aurai voulu sentir ses doigts se crisper dans mes cheveux, ses cuisses se raidir au plaisir de la chaleur de ma bouche, son sexe chercher encore et encore le plaisir, sa voix haletante me dire “je t’aime”…
Ha que j’aime ces doux rêves dont le réalisme me fait pleurer de plaisir!
” Il se déroule sous nos yeux, depuis quelques semaines, une phase de vie qui vous appartient et que l’on voit se passer avec une certaine douleur pour nous aussi, malgré tout, du fait de notre proximité.
Lorsque j’ai connu Olivier, je vous ai connu aussi et vous représentez plus à mes yeux sa famille que ses propres parents, avec qui cela a été difficile. Vous vous êtes encrés dans notre vie de couple comme “ceux” que j’ai apprécié et aimé en tant que belle-famille et “ceux” avec qui je prends du plaisir à évoluer en dehors de nos amis. J’ai alors appris à connaître et à partager des choses avec Manon, puis avec chacun de vous.
Et dans cette famille il y a vous, les v…, avec lesquels j’ai appris à vivre et à partager. Mon cœur m’a bien sûr porté vers vos filles qui m’ont accueilli et aimé comme un des leurs et sans différence, bien au contraire. Et puis il y a vous deux, Manu et Fanny! Comme dans toute relation humaine, que se soit amicale ou familiale, il y a dans ma vie, et dans celle de chacun, des affinités qui se sont faites en fonction des caractères et des moments. Et j’avoue que je vous aime tous les deux très fort en tant que “famille africaine”, mais j’avoue aussi avoir plus d’affection pour toi de part ta gentillesse, ta sensibilité et aussi ton côté tellement “sacré Manu”. Et je dis cela sans aucune haine ou manque d’amour vis-à-vis de anny, car elle fait aussi parti de ma vie, de ma belle-famille, des gens que j’aime avoir dans ma vie…. mais, tout comme au sein de ma propre famille où je n’ai pas les même affinités avec mes sœurs que mes frères, il me parait normal qu’au sein de ma belle-famille, j’ai plus d’affinité pour certains.
Je n’en veux pas à Fanny car je ne me permettrai pas de porter de jugement sur ce qui au fond ne me regarde strictement pas, car c’est votre histoire et votre amour. Mais comme je l’ai dis aussi, il est normal, je crois, que nous soyons touchés, et affectés même, par ce qui se passe. Il nous ait alors obligé de réfléchir, voir et analyser cela avec les brides d’informations que l’on a.
Et je l’avoue et le redis, de ma position, mon empathie se porte vers toi dont je vois chaque mardi le cœur et la vie souffrir un peu plus et se flétrir encore et toujours. Bien sûr que la situation n’est pas facile pour Fanny et bien sûr qu’elle souffre de tout ceci, car oui je la crois perdue aussi… enfin d’après ce qu’elle veut bien laisser savoir. Je sais que pour elle il n’est pas facile forcément de choisir entre perdre sa vie qu’elle aime (ou du moins qu’elle a aimé), et en gagner une autre qu’elle pense plus en adéquation avec son envie de vivre actuellement. Mais là où mon cœur saigne à chaque fois, et la raison pour laquelle mes larmes coulent en écrivant ses lignes, c’est que je ne comprends toujours pas les raisons pour lesquelles elle te fait souffrir ainsi.
Je crois en la force d’un couple quand il sait parler, discuter, affronter les problèmes et les solutions ensemble et de manière forte. Alors que là il y a une femme qui a besoin de réfléchir, de savoir ce qu’elle veut, ce qu’elle ressent, et de l’autre côté un homme a qui elle demande d’attendre gentillement sans trop lui poser de questions, sans trop la bousculer, sans trop lui en demander aussi. Alors oui je me permets de donner mon avis et oui je la trouve égoïste, oui je n’admet pas qu’elle puisse te demander d’attendre qu’elle ait passé son examen au lieu de se consacrer à votre couple, à essayer de vous soigner, ou non, plutôt que de ne penser qu’à elle. Car oui ma conception du couple me fait dire que l’égoïsme n’a pas de place en son sein. Je crois, et c’est surement que çà me regarde vraiment pas, mais j’ose croire qu’il y a plus entre vous à faire et à régler qu’une histoire d’examen, de fatigue accumulée à la mairie, ou de faux-semblants à donner en attendant d’en savoir plus.
Alors oui finalement il y a peut être un brin de colère de ma part dans tout cela, non pas vis-à-vis d’elle particulièrement, mais vis-à-vis de la situation qui nous affecte tous vraiment. Ces faux-semblants sont de plus en plus difficile à regarder chaque mardi car on te voit tous souffrir. Je n’ai jamais aimé faire semblant et je n’ai surtout jamais aimé la souffrance des êtres que j’aime.
Tu es et restera toujours un membre important de ma belle-famille, de mon entourage et de mes amis, quoi qu’il se passe, quoi qu’elle décide, ou quoi que tu en arrives à faire par dépit ou souffrance. Je pleure chaque jour en pensant à toi, ta souffrance et je crois que le plus insupportable pour moi c’est de ne rien pouvoir faire pour t’aider, à part te dire ces mots. Tu es certainement un de ces hommes que je suis fier de connaître de par ton cœur, ton esprit et tout ce que tu nous apportes. Je reste persuadé qu’elle est en train de vous détruire, sans le vouloir surement et parce qu’elle souffre, mais elle fait une grave erreur car elle ne retrouvera jamais un homme comme toi sur terre.
Pardon si ces mots te dérangent, pardon si ils te blessent, pardon si j’aurai du me taire, pardon si tu pleures…. mais j’avais besoin de te le dire. Je ne sais pas combien de temps je supporterai de vivre ces mardi avec vous, mais je le fais avec plaisir, amour pour vous et les filles, et surtout en espérant que cela te donne un tout petit peu moins mal, ne serait ce que quelques minutes…
Gilles “
Ha que n’ai-je pas fait de vouloir offrir un cadeau à mon cher et tendre, surtout vu l’accueil que j’ai eu!
Je me suis décidé dans la semaine de choisir pour notre belle maison cosi une photo d’un artiste en devenir dont j’affectionne particulièrement le travail: Fred Eral. Alors que nous possédons déjà une photo de nu masculin (deuxième page, rangé du bas, 3ème photo en partant de la gauche), je me suis dis que je pourrais choisir cette fois-ci une photo d’un des concerts auquel il a eu le privilège de pouvoir photographier. Je suis alors tombé en amour d’une photo qu’il a pris où l’on voit une femme vêtue de noir, sur un fond noir, et où on lit sur son visage toute l’intensité de l’émotion qu’elle donne en murmurant au micro les paroles. Elle a les bras en croix, le regards fermé comme pour voir en elle ce que ses mots lui disent. Je l’imagine vivre ce moment avec la plus grande douceur, la plus grande simplicité et le plaisir de partager sa voix avec ceux venus.
Fier de mon choix et heureux de détenir le précieux cadeau, je rentre à la maison après lui avoir envoyé un message pour le faire maronner sur le fait que son cadeau était arrivé mais qu’il allait devoir attendre pour savoir ce que c’est. J’ai bien sûr pris la précaution de lui dire que c’est un “cadeau pour la maison”.
Dès mon arrivé il pris alors le tube et, connaissant le nom de l’artiste inscrit sur le papier de la poste, me dit: “ha encore une photo de mec nu. Faudra quand même arrêter d’en acheter car à la maison çà va finir par faire TAFLAND!”. C’est vrai qu’une photo de nu dans toute la maison fait forcément de nous des gros pervers du cul!
Il ouvre alors le colis, et je l’aide à déplier la photo, content de lui faire un pied de nez en lui offrant une photo de femme habillée. Alors que l’on déplie, il me dit: “HO elle est très belle la photo”. Puis “Mais c’est qui?”. Moi: “ben tu la reconnais pas?”. “Ha si c’est Camélia Jordana! C’est cool tu t’es fait plaisir!”
Je lui demande donc pourquoi il me dit çà. Et j’ai le droit à explication comme quoi si j’ai choisi la photo c’est pour l’artiste (dont j’avoue avoir le disque mais pour lequel je ne me touche pas non plus tous les jours!), alors que lui la trouve moche et qu’en plus elle chante comme une merde.
Je tente donc de lui expliquer, que hors de l’artiste qui est sur la photo, j’ai apprécié ce cliché pour le regard du photographe, pour l’instant de partage et de douceur, pour le travail “clair-obscure” que j’aime dans la photo, et aussi parce que oui j’aime aimer l’art sous toutes ces formes.
Alors oui j’ai eu l’impression de pisser dans un violon car il trouve la photo magnifique, mais alors le côté cadeau lui ai passé par dessus la tête. Putain plus d’une personne aimerait que son mari rentre à la maison en offrant autre chose qu’un paquet de biscuit ou des bouteilles de bière. Et lui ce gros con le prend mal que sur la photo ce soit une artiste qu’il aime pas. Et l’art dans tout çà bordel. Et tu as pas vu que la photo est juste magnifique! De toute façon toi à part tes kickers et ta Zazie…
Vivez à deux qu’ils disaient!
Nouvelle coupe de cheveux…
Nouveau régime…
… cet été je serai: PINE-AU-CUL-METABLE
Haaaaa quelle pensée agréable que celle de se retourner sur le passé et de regarder ce qu’il reste, je crois (enfin du moins jusqu’à maintenant), de ma plus longue relation amoureuse!
Mon Jack a trouvé une bonne manière de la qualifier, en tant qu’être vivant:
“- et comment est elle?
- comme sont papa!
- donc magnifique, coquine, généreuse, attentionnée, drôle, charmeuse et… poilue”
Et bien oui je n’aurai pas imaginé, le jour où ce “désastre” me l’a offert pour se faire pardonner, d’accepter d’avoir un chien à la maison… enfin dans mon petit appartement d’étudiant. Mais j’ai craqué, en la voyant si perdue, si mignonne, si douce, et si joyeuse.
Alors bien sûr j’ai déchanté quand, passé les premiers jours d’adaptation, elle a eu la bonne idée de s’attaquer aux meubles, de se lâcher dans toute la cuisine (quoi çà doit être acheté propre un chien, sinon on le prend pas….), de me réveiller tous les matins à 5h du mat pour manger.
Non mais elle été éduquée où celle-là? Elle a cru qu’elle pouvait me prendre pour un jambon et me mener à la baguette? Ben pour la peine je rentre vivre chez ma mère! (ben ouais j’ai pas assumé le chien en appart, valait mieux lui offrir un jardin de 3000m²… quand même!)
Alors oui, même si je suis dégouté de ressembler à l’abominable homme des neiges quand je lui fais un câlin; même si je voudrais lui couper les pattes pour ne plus qu’elle bousille mon gazon; même si elle me gonfle de venir pleurer à 6h du mat au lieu de dormir comme tous les personnes normales; même si elle me fait chier avec sa gale qui pue…..
…. je l’aime de tout mon cœur ma Viky chérie! (enfin je pense quand même à la relève: un beau dobermann mâle marron!)
Quelle douce allégresse berce mes matinées et mes soirées depuis hier. Je me suis enfin décidé à prendre un abonnement pour relier mon lieu de dodo à mon lieu de travail, et le tout en BATEAU!
Imaginez un peu: quitter la maison et sentir l’air frais vous envahir de douceur; marcher doucement mais sûrement pour réveiller le corps et l’esprit; longer les quais d’un port pour rejoindre le bateau et sentir l’air et l’odeur de la mer venir titiller votre nez.
J’ai pris place sur un des sièges et j’ai croisé les jambes. J’ai vu alors se remplir les sièges avec des personnes qui, contrairement à ces chers amis automobilistes, sourient, disent bonjour, se parlent et vous regardent. J’ai bien sûr rendu le bonjour au contrôleur et je lui ai dis merci. J’ai ouvert mon sac et sorti un journal dans lequel je me suis plongé serein et intéressé.
Quel plaisir de faire ce voyage en lisant, en se sentant bercé par le mouvement de la coque au fil des vagues. Cela me change d’être enfermé dans ma voiture, à avancer, puis m’arrêter, puis avancer, puis m’arrêter….
Alors oui je crois que ma vie est parfois très dure, mais ce petit changement va vraiment me permettre de me changer les idées, de me faire du bien.
Et je ne cache pas mon fantasme d’être assis un jour à côté d’un bel homme qui posera délicatement sa main sur ma cuisse pour ensuite me draguer, mais avec classe